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23 mai 2010

fente de ciel bleu



Dimanche humide. Juste une fente de ciel bleu. Un peu de rose. Un dimanche à sécher sur le fil à linge.
Le soleil est chez vous, vous l'avez bien mérité après cet hiver sans fin.
Si je pouvais voler, j'irais bien  le dimanche à Sauve.

Chacun son tour. Dans deux jours, nous allons retrouver l'automne finissant. je me réjouis d'avoir un peu froid.

Je lis sur le guide : " au commencement était Te Kore, le néant total. Puis vint Te Po, la nuit, immensément longue et noire. Enfin, Rangi-Nui, le ciel s'unit à PapaTuanaku, la terre et ainsi le monde fut créé.
Puis naissent les enfants : Tane mahuta ( gardien de la forêt et des oiseaux) Tu-matauenga( gardien de la guerre), Tawhirimatea ( gardien des vents et des tempêtes), Tangaroa ( de la mer det des poissons), Rongomatane ( des plantes cultivées) et Haumia ( des plantes sauvages) "


 des chansons au loin
 regarde l'eau qui s'évapore
 jusqu'à l'horizon

31 août 2009

C'est elle, la fée



Dans l'agitation du départ, peu habituée à ce genre de combat, j'avais aspergé d'eau de javel ma jolie robe gris orage , en voulant nettoyer la douche.
J'avais griffonné à ma bonne fée un appel au secours sur un bout de papier et j'ai fermé la porte à clé.

Et voilà, 20 000 km et des poussières plus tard, plus de taches mais de jolies fleurs de son jardin. Je vais tout de suite l'enfiler, la robe, et je cours de ce pas poster l'abécédaire de corail que je lui ai fabriqué...

14 juillet 2009

Sud


Une rumeur persistante ( relayée par l'être de Canala/lettre de Canala) suggère que  la chanson de Nino Ferrer Le Sud lui aurait été inspirée par la Nouvelle Calédonie où , c'est attesté, il a passé les 5 premières années de sa vie et est retourné plusieurs fois.

Je retiens qu'il y a du linge étendu sur la terrasse et c'est joli.

Et toi qui a trouvé une chanson de Nino sur le 14 juillet, je t'en envoie une sur le 25 avril. Et toc ...


 

Son pays c'est tellement loin,

au bout du continent

et pourtant ce n'est qu'une enfant,

mais elle a dû partir.

Elle travaille chez des gens très gentils,

elle s'occupe de leur bébé joli,

pendant que là-bas c'est le printemps

et fleurit la révolution.

 

 

Il y a des gens dans les rues

qui chantent la liberté,

le monde est en train de changer

mais elle n'en voit rien du tout

Alcina de Jesus.

 

 

Pourtant c'est comme un parfum

amer comme un premier amour

et ça ne dure qu'un temps très court,

puis on est vieux pour toujours






et une autre qui s'appelle Trapèze volant



TRAPEZE VOLANT

 

Je voudrais te faire une chanson d'amour,

mais je ne trouve que des mots de tous les jours

et les jours passent comme les mots qu'on ne sait pas dire . . .

On est sur nos trapèzes,

toujours entre deux chaises,

au Sud de la falaise,

à gauche de la banquise.

On est sur nos trapèzes,

toujours entre deux chaises.

 

Dans l'antiquité y avait un Roi Midas,

tout ce qu'il touchait se changeait en pesetas.

Aujourd'hui nous avons le grand Roi Pognon

et tout ce qu'il touche se transforme en étron.

Et moi je ne suis qu'un vieil éléphant,

moitié Gênois, moitié Gascon, moitié Normand,

et dans cette jungle épaisse, entre zone et fumier,

j'ai trouvé tant de roses qu'on en ferait des paniers.

En route pour le cimetière des éléphants,

l'ivoire en porcelaine évidemment

et je n'ai plus que ce lugubre barrissement :

Remonte sur ton trapèze,

d'en haut tout est plus rose,

remonte sur ton trapèze,

toujours entre deux chaises.

Remonte sur ton trapèze,

et moi je file à l'anglaise,

en dansant la javanaise,

au-dessus de la fournaise.


12 juillet 2009

chère Valou,



Quand tu venais nous voir aux Açores, tu apportais toujours des cadeaux : l'un d'eux avait donné lieu à une polémique entre M. Dame et moi. A qui avais-tu offert le film de Capra It's a wonderful life ?  Nous étions chacun sûr de notre affaire. J'ai tenu tête pour une fois et je l'ai gardé. On le ressort à Noël, c'est un film qui met tout le monde d'accord, un  de ces feelgood movies, dont parlait Boris hier  au cinéma  le Dragon à la Rochelle. J'aurais bien aimé que tu sois là. 
Aujourd'hui, je ne sais pas quoi faire pour te faire sourire. J'ai bien pensé à dévoiler sur mon blog les pires photos de vacances. 
Je ne le ferai que si tu me donnes ton feu vert. J'en meurs d'envie. Des vieux restes de paparagazza sans doute ou de  mes propres mésaventures .
Ces derniers temps, j'ai vu de beaux films dont deux feelgood movies. Des qui font revenir du cinéma en sautillant, en chantonnant et qui donnent envie d'écrire des essemmesses... Looking for Eric et Whatever works...  Je ne suis pas sûre qu'ils te plairaient alors je t'en offre un autre.
Celui que tu nous as offert. J'en avais préparé   un autre plus inattendu ( surtout que je pensais que je pouvais faire pivoter l'image ultérieurement et en fait non, remarque ça retire le côté crucifixion et c'est plus aérien) Malheureusement, je n'arrive pas à télécharger mon film.
Il faudra te contenter d'une image fixe.
Fillette, voire grande fillette, j'aimais bien m'enregistrer  avec mon minicassette Grundig une marque dans laquelle mon père avait foi , déclamant solennellement des poèmes de Rimbaud,  Verlaine ou Baudelaire sur un terrible disque de St Preux.  Le balcon  et colloque sentimental étaient mes préférés (ça devait venir juste, une fois que j'ai eu épuisé les charmes du viewmaster.)

Je ne suis pas sûre d'avoir beaucoup progressé.  Tout le monde n'a pas de talent pour le cinéma.
Mais c'est un petit cadeau. Et si on prête l'oreille derrière on entend chanter Sophie que je remercie à mon tour pour ses multiples cadeaux ( ça c'est si j'avais réussi  à installer ma vidéo).
 On va dire que c'est une installation in progress. Tu imagines 7 chemises de nuit sur des chevalets avec 7 tableaux du chemin de croix inachevé  comme les 7 femmes de Barbe bleue... enfin faudrait creuser...

24 juin 2009

court voyage textile immobile (sales gosses)



L'installation de Giulia Manset a dû nous inspirer.  A la récré, nous avons étalé tous les habits oubliés depuis la dernière rentrée. Par couleur. A droite, le noir, à gauche le gris. Chacun a été sommé de retrouver son bien. A la recherche d'éventuels prénoms qui nous mettraient sur la piste de propriétaires détachés des biens matériels ou à la vérité , lassés par la surbondance,  la lecture des étiquettes nous a fait voyager loin : Bangladesh, Pakistan, Inde, Chine aussi bien sûr.

23 juin 2009

sales familles ( encore raté )


ENCORE UN RENDEZ VOUS MANQUÉ.
L'installation de Giulia Manset sur les marches de la Bibliothèque Nationale de France, au mois de mai dernier.

Giulia Manset

Sales familles

L’installation s’inspire de la vie des quartiers de Naples.

 Pour quelques jours l’esplanade Bnf-François Mitterrand

 se pare des couleurs de l’Italie.

 Des lavandières s’affairent à laver une montagne de vêtements

 dans un brouhaha convivial.

 En séchant, les vêtements habilleront les marches de l’esplanade 

de couleurs vives.

24 mai 2009

De l'autre côté



Du drap blanc , du miroir magique ou de la terre, qu'est-ce que tu as vu ? 

J'ai vu des poissons clowns, le fameux serpent de mer qui mange les oeufs et les doigts des pieds, des plongeurs sans palmes avec de l'eau dans le  masque, des amphores, des murènes, des coraux...

11 mai 2009

bleu des mers du sud








Je me souviens qu'au collège, c'était très à la mode d'écrire  en bleu des mers du sud. 
Après bois de rose et indigo, j'ai teint des vieux draps achetés chez Emmaus en bleu turquoise.  Je rêve d'écrire des haïku géants  dessus.  On verra ça à Canala.  
J'ai aussi rappelé à l'ordre la glycine qui s'en va folâtrer chez tous les voisins et je scrute avec amour le premier bouton d'Albertine sur le point d'éclore. Bref, domingo em casa.
Et dimanche à la maison c'est aussi l'aubade  au petit déjeuner et la marche  apéritive sur le chemin de  Charente  ( A mystérieux sur le marais et graffeur nationaliste égaré loin de chez lui )

27 avril 2009

fil, fils



Une éclaircie. Vite, étendre du linge.   Portrait d'un jeune homme en lessive.  Ponta Delgada Canala, des ponts pas des murs. 

26 avril 2009

Cordes









Levée aux aurores pour  l'amour de la musique,  des instruments à cordes frottées et des petites musiciennes,  traversé Champagne à 8 heures du matin,  avec l'impression de rouler en décapotable  ( vive les vitres à manivelle ...),  dialogué avec une lectrice avisée et fidèle  ( c'est un dialogue avec toi même en somme, on ne comprend pas tous les clins d'oeil _ mais est ce que je les comprends moi même ? ),  de retour à  la maison avec un torticolis (Rochefort, ses priorités à  droite,  avec la vitre avant droite occultée par un sac poubelle noir, je vous explique pas, ou plutôt si je vous explique), j'étends ( et j'ai teint, j'éteins ?)  et j'illustre mes propos d'hier (le linge  rougi et le baquet d'eau bleue de la blanchisseuse )  sur   la corde à linge.

19 février 2009

The refreshing beauty





Imaginons une seconde que nous soyons perdus au bout du monde, là où l'on marche la tête en bas. Il fait 30 degrés, la chaleur est moite.. C'est la saison des pluies. Elles sont torrentielles. Les routes sont coupées.  Cela ferait plusieurs nuits qu'on aurait pas beaucoup dormi.  Tout ce qui nous entourerait serait inconnu, différent. 
 On fermerait les yeux et pour se rafraîchir on chercherait une image. Une petite fille qui fait semblant de dormir dans le lit de la fille du poète anglais Wordsworth, la même en train de faire semblant de faire sa toilette ( et par la fenêtre on aperçoit un fil à linge) . Je tente le coup.  J'y glisse même un paysage anglais. Il était bien cet endroit pour le pique nique M'nS. Je ne doute pas qu'il est aussi  très agréable de pique niquer la tête en bas au milieu des pins colonnaires

08 janvier 2009

a quoi rêve le saumon





C'est F. qui m'a dit : tu devrais garder la peau du saumon  de Noël pour faire des collages.  

 Nous l'avons mise à sécher sur le fil. Je devrais dire, à geler.
 C'est vrai qu'elle est belle.
De là à en faire des collages ?  J'ai peur que ça affole le chat , déjà que  le rouge-gorge de la cour  le fait tourner en bourrique et qu'il a invité un bouvreuil à partager ses miettes.
Je lis dans le  magnifique bestiaire marin que j'ai reçu en cadeau que  de nombreux peuples ont utilisé la peau des saumons pour se faire des vêtements et qu'on continue de l'utiliser en maroquinerie.

15 octobre 2008

Demain, grande lessive...


Ma voisine participe avec un ready made intitulé Charlotte bleue sur fond noir
Et Virginie aussi, à Ploufragan . A Fouras, le Journal Sud Ouest dit qu'il y a un fil sur la place du Marché et qu'il suffit de venir avec ses pinces à linge pour accrocher son oeuvre format A4 dessin peinture collage photo etc.
La grande lessive

10 juin 2008

Etendre ou ne pas étendre son linge à la fenêtre



Le conte de Jules, ça me rappelle que je ne vous ai pas parlé du linge aux fenêtres.

Je me souviens que dans l'enfance, la différence entre une cité et une résidence, c'était qu'il n'y avait pas de linge aux fenêtres.

La première fois que je suis allée à Lisbonne, j'ai adoré voir le linge sécher dehors en pleine ville.

Personne au Portugal( enfin je suppose) ne trouve que faire sécher son linge à la fenêtre fait peuple ou fait pauvre. C'est une des nombreuses choses que j'ai aimées quand j'ai vécu à Lisbonne. Il y a dans tous les appartements un système de fils avec poulie qui te permet d'étendre beaucoup de linge. A chaque fois que tu étends du linge, tu as l'impression d'hisser la grand-voile...
Dans les rues étroites du Castelo, il y a un système de mât qu'on installe la nuit . Le mât tient debout grâce à un cul de bouteille inséré dans le mur. Yves a accepté de m'installer ce dispositif dans la cour de la rue Clémot. Comme ça, je fais dès les beaux jours des allers retours quotidiens à la Costa d
o Castelo...

Je me souviens aussi des draps qui séchaient il y a encore quelques années sur les bords des rivières, à Ponte de Lima ou à Mirandela...


L'autre jour, j'ai entendu une anecdote que je vais accrocher sur mon fil.
Le décor : une cour d'immeuble bourgeois classé monument historique, en plein quartier latin. Un vieux monsieur, écrivain célèbre et poète téléphone à sa voisine . Offusqué, il lui demande si elle voit ce qu'il voit. Les locatai
res d'en face font sécher leur linge à la fenêtre. Vous comprenez, c'est un monsieur qui reçoit des gens importants, alors les petites culottes de la voisine, ça n'est pas possible.

A Naples, c'est de la poésie , les draps qui sèchent au vent. Ma
is pas ici, sans doute....

Pourtant cet après midi, juste avant l'orage, les élèves chantaient avec délectation " Il y a du linge étendu sur la terrasse et c'est joli"

Et Mano a pensé à le rentrer, le linge.
Il y a 2 ans, je suis allée à la bugade ( la buée) organisé chaque année à l'écomusée de Marquèze dans les Landes de Gascogne. J'ai appris à faire du savon.

28 janvier 2007

Linge de glace et corbeaux


Cette photo s'appelle " Ravens" ( corbeaux) . Incroyable. Elle est photographe, elle est finlandaise, c'est magnifique.



La neige est tombée sur Rochefort et il en reste encore sur les toits. Le linge a gelé sur la corde à linge. Je repense à une photographe finlandaise RIITTA PAIVALAINEN découverte en 2004 dans Libération. Née en 1969. Je n'en sais pas plus. Elle travaille sur les vieux vêtements, elle les congèle et les installe dans des paysages. Je trouve ça magnifique. C'est un peu ce que j'ai essayé de faire en amidonnant les chemises de nuit des bonnes soeurs de Saint Brieuc, en vain...


23 janvier 2007

La grande lessive

A quoi rêvent les laveuses vous invite à la grande lessive le 25 janvier 2007. Une plasticienne propose à ceux qui en ont envie de tendre des cordes à linge et de suspendre des peintures, des dessins des photos pendant cette journée. Trop tard pour cette années mais l'idée est généreuse. A l'année prochaine...Pour en savoir plus, visitez le site de la plasticienne Joëlle Gonthier lagrandelessive.free.fr