14 décembre 2008

Domingo em casa

Pas de marche à cause d'un accent ( Sophie a marché de Noël) ça tombe à pic, le Paquet me regarde avec des gros yeux de plus en plus gros et ce n'est pas un cadeau.
Joao continue de nous faire connaître Banksy. Cette image me rappelle quelqu'un.


et dimanche à la maison c'est aussi :
Et si on laissait le sapin emballé cette année, ça serait original. (ça jamais , dit la petite qui n'entend rien à l'art contemporain)
Le rouge gorge, le retour (vous êtes sûrs que la grosse Mifi n'est pas dans les parages?)


et Jean Rhys, c'est toujours aussi déprimant mais toujours aussi bien ( c'est lui qui le dit et il me le déconseille par les temps qui courent)

en attendant le rouge gorge






J'ai guetté en vain le rouge gorge qui vient picorer les miettes. Alors j'ai fait des nids. Samedi c'est peinture et jusqu'à janvier, peinture, c'est nids.

13 décembre 2008

Louise et Manoel


Louise Michel a sa rue dans la ville où elle est passée il y a   137 ans      en partant pour  le bagne  Je n'ai pas encore eu le temps d'y faire un tour pour voir si c'est une impasse ou un boulevard.
L'autre Manoel a eu 100 ans aujourd'hui. Il est né 3 ans après la mort de Louise Michel. Il en avait 84 quand le petit Manoel est né.

12 décembre 2008

Le jeu du jeudi : avec bretelles et boutons de nacre



Jeudi c'est le jour du miroir mais c'est aussi le jour de l'accordéon. J'arrive juste même pas eu le temps d'enlever mes bretelles. Après la valse à Ollu  deux sèvrienne, un andro breton endiablé pour le concert de fin d'année à Pordic. Il parait que je serais prête, c'est  le professeur toujours très optimiste qui le dit.  C'est possible mais je le jouerai en slow. La version endiablée ce sera pour le printemps.

10 décembre 2008

Donc, marchons, mais pas au pas et pas tout droit




Je me souviens exactement du jour où j'ai appris le mot " daffodils". J'étais en 4ème.
Je revois la fenêtre à gauche. On apercevait la cour.
Le CES Jeanne d'Arc était un ancien couvent, il ressemblait au collège Pierre Loti.
John and Betty allaient en vacances dans le Lake District et ils faisaient des bouquets de ces daffodils.
J'ignorais que c'était le titre d'un poème de Wordsworth dont nous avons visité par hasard la maison l'été d'avant l'été dernier, justement dans le Lake District.
John and Betty avaient l'air si heureux que j'ai dû alors mettre ça dans un petit coin de ma tête : aller un jour dans le Lake District)
Quelques années plus tard, alors que nous utilisions in extremis notre carte inter rail, nous rendîmes visite à un ami anglais de Laura à Liverpool, ami qu'elle avait rencontré lors d'un stage d'écriture ( en Ecosse ? ou dans le nord de l'Angleterre ?) que nous surnommions Teddy Bear ( était- ce parce qu'il ressemblait à un ours ou parce que sa petite amie s'appelait Winnie). Il nous emmena passer la journée à Blackpool, se lamentant de ne n'avoir pas le temps d'aller jusqu'au Lake district. Ce qui réveilla John and Betty, les daffodils. Un jour viendrait où je visiterai le Lake district.
Pourquoi je parle de ça.

Parce que hier soir, au dîner , X. a annoncé que nous avions raté quelque chose dans le Lake District.
Visiter la maison de Beatrix Potter et celle de Wordsworth, c'était bien mais nous avions raté quelque chose d'important : la tombe de Kurt Schwitters.

Mon artiste préféré était mort dans ce mythique Lake District et ça m'avait échappé.

Nous avons donc décidé d'y retourner. M. a dit : ça tombe bien, je pourrais composer ma chanson " Road to Helvellyn..."
Je me suis dit qu'on pourrait y aller à la saison des jonquilles.
Je nous ai imaginés dans les champs, un sourire aux lèvres à la John and Betty. Nous allons cueillir des jonquilles, nous allons faire un gros bouquet, la vie est belle, nous n'avons peur de rien.Oh une prairie !On dirait la mer. ...

D'autres n'ont pas dit que ce sera peut-être l'occasion de visiter la maison de Jane Austen sur le chemin.
D'autres ont râlé, que les vacances d'été c'est au sol eil et pas sous la pluie. Et que les écrivains, leur maison, ça s uffit...Et la maison de Peter Pan ? ça ne te dit pas?

Perdue sur la toile, à retarder le moment de me mettre a u travail, je constate que le poème Daffodils s'est fait remarquer il y a 4 ans.

Plus de 260.000 écoliers britanniques ont récité vendredi en même temps le poème 'Daffodils' (jonquilles) de William Wordsworth, battant ainsi le record mondial de récitation de groupe. Selon le dernier comptage, 266.000 enfants de plus d e 1.100 écoles ont ainsi déclamé les vers de Wordsworth à l'unisson.

X. me dit qu'en France, on ferait sans doute réciter " Demain dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne..."

Et puis au fromage, nous avons quitté le Lake District pour nous retrouver à Lisbonne sans escale et avec plein d'invités : Al Berto, Sophia, Luis Pimenta, Saramago et même Alvaro de Campos qui nous a récité Tabacaria...)


A moins que tout ait commencé par Lisbonne et se soit fini dans le Lake district.

Je ne sais plus bien. Peu importe le sens, pourvu que nous y soyons allés.
Et merveille de la mémoire, de la parole ( et des livres, dit X), empreinte carbone = zéro.

et au dessert, j'ai couru en Cisjordanie pour voir Les cit ronniers




Wordsworth et Schwitters ont un autre point commun. Ce sont des marcheurs. Donc, marchons. Là, .où nous sommes.










approche toi dit l'arbre


et je te couvrirai de baisers.
Mardi, cour de récréation.  Gros plan sur l'écorce de l'unique arbre de la cour.

la nature morte du mardi : mes gants verts en héritage


On ne sait pas au cours de quelles fouilles ils ont été exhumés.
Comme le chamois-baromètre quelques années plus tôt, je me souviens que cette paire de gants me ravissaient. Je les enfilais avec délectation et en haut des pistes je les trouvais du plus bel effet. J'étais chic.
Comment peut-on avoir aimé des gants pareils. Et cette couleur quelle horreur.
A trouve que ça fait Hulk.
Quant au maudit M à qui l'on doit cette trouvaille, il les trouve idéal pour rejoindre le lycée en vélo et être reconnu de ses amis dans le brouillard. ou dans le noir.

Le seul problème finalement c'est que ces gants ne m'ont jamais appartenu. Après réflexion, ce ne sont pas mes gants. J'ai dû tellement les convoiter en secret ( je me revois vraiment les essayant, peut-être pas en haut des pistes mais bon) Je ne sais pas si c'est grave , docteur ?

09 décembre 2008

les nids du lundi






J'ai entrelacé des mots pour faire un nid, assez grand pour y loger ses rêves, mes rêves, les tiens, vous savez ceux dont il ne faut jamais désespérer. Et un peu de rose, ce qui n'est jamais de trop.
Bonne semaine.
ça m'est revenu mais c'est trop tard. Mes voeux pour 2009 je les avais envisagés en tricotin mais c'est trop tard, il en faudrait des kilomètres . C'est trop tard, 2009 en tricotin, c'était possible
mais après c'est fichu ...

08 décembre 2008

lecture quotidienne



C'est devenu une lecture quotidienne. Les citations sont toujours bien choisies. Les lectures, le thé, les nourritures japonaises mettent l'eau à la bouche.

Après avoir regardé sous tous les angles le paquet d'évaluations, après avoir longé la rivière en très bonne compagnie, après avoir admiré les longues mains d'une nouvelle née, me voilà qui reprends la contemplation de ce paquet d'évaluations. Je m'approche... mais les nids de l'an neuf me retiennent. Je m'approche encore, je suis sur le point de m'y mettre quand retentit " A table ! " Je suis sauvée mais jusqu'à quand..

et donc, la citation, qui donne envie de se plonger dans la littérature japonaise.

"Ce que je dois à Oe ? La révélation de la grandeur qu'il pouvait y avoir à ne pas se détourner de l'énigme insoutenable de sa vie. Cette vérité aussi : la douleur doit se faire douceur pour ne pas être abandonnée à la mort, à son cri silencieux.
Sans jamais renoncer à la lucidité de son intelligence critique, la vraie littérature doit questionner sans relâche, encore et encore, le lieu tendre de l'affection la plus vraie.
Ce que je dois à Tsushima ? La confirmation émouvante de ce que m'avait révélé l'oeuvre de Oe. La certitude qu'il n'y a jamais de point final au roman de sa vie, que celui-ci rayonne dans toutes les directions du temps, à la fois vers le passé le plus lointain et vers le plus incertain avenir. Cet encouragement aussi : ne jamais désespérer de ses rêves, les suivre en toute confiance jusqu'au point inouï où ils vous reconduisent vers le récit vrai de votre vie."
Philippe Forest.
La beauté du contresens.

07 décembre 2008

Samedi, c'est peinture : Séraphine de Senlis



Je n'en avais jamais entendu parler.
J'ai vu le film et dimanche, je suis allée voir l'exposition au Musée Maillol, superbe endroit où nous avons vu il y a quelques années avec Céci une belle exposition de Jean Michel Basquiat.
On a failli rater le train mais ça valait la peine de faire trois kilomètres de couloirs de métro et un kilomètre de quai au pas de course.
En plus de la peinture de Séraphine de Senlis, il y avait une exposition sur les avant gardes russes. + les collections ( sculptures, dessins de Maillol ...) et l'installation de Kabakov ( cuisine communautaire)...


 photo Bruno Collinox


Et puis pas trop de monde, pas la queue sous la pluie pendant des heures, tout ce qu'on aime.

06 décembre 2008

C'est lui, Banksy ?


Sur le blog de Joao, je découvre Banksy que je connaissais sans le savoir. The bobbies's kiss, vu à Brighton au printemps c'est lui, et je ne le savais pas. J'aime bien le pochoir sur la plage.

Interlude




C'est petit, c'est vrai mais il suffit de prendre ses pieds et de descendre vers le fleuve, ça ouvre des horizons.
Orléans, c'est grand et pourtant ça faisait la même chose,on étouffait mais il suffisait d'aller marcher le long de la Loire pour pouvoir respirer.

Comment on disait ça en portugais, un endroit planplan, il y avait un mot . Pacato ?

J'espère que la pluie va cesser et que S va m'appeler pour une grande marche dominicale.

L'autre jour, jour de grève à la radio, je me suis aperçue qu'il me fallait seulement 2 chansons et demi pour atteindre mon lieu de travail.
Je ne me souviens que de la première-- que j'ai adoré(e ? ) réentendre.

Alors là ? Vous accorderiez , vous ? J'ai adoré quoi ? réentendre la première. Première est COD placé avant mais COD de réentendre. C'est passionnant la grammaire.


the river. J'ai écouté attentivement les paroles. (Dry rime avec my baby and I)
Elles me projetaient dans le temps de mes 18 ans. Le plus extraordinaire c'est qu'environ 11 heures plus tard, dans la même voiture, sur la même station de radio en grève est repassée la même chanson. Et là, j'ai pu chanter à tue-tête.

05 décembre 2008

Vous voyez quoi, vous ?

Une esquisse, une éclipse, une esquive ? une vision une sensation, une évocation ? un
mystère, un fantôme ?


Je n'avais pas rechargé ma batterie. Mon appareil s'est éteint juste après. Et je l'ai regretté.
L' obscurité offrait des images merveilleuses.
J'aurais aimé rester là à saisir les variations de ce trou dans le ventre de mon ombre dans lequel des bambins surexcités tentaient d'enfouir leurs têtes et poussaient des oh d'émerveillement. Que pouvaient ils bien voir ?
Ont-ils vu la méchante sorcière cachée sous mon manteau , juste en bas à gauche?

03 décembre 2008

la nature morte du mardi


Spécialement pour Agnès qui aime la tête de Georges... une nature morte qui se cache derrière la porte de ma chambre...

02 décembre 2008

le nid du lundi


Pas eu le temps d'entrelacer des branches pour le nid de l'an neuf.
Rien de nouveau depuis lundi dernier.
En attendant de se remettre à l'ouvrage, quelques images volées par le coucou d'un nid lumineux dans le ciel gris de Paris et d'un sombre nid de pie à la nuit tombée de Rochefort

01 décembre 2008

Is the lobster english ? (very private joke)


des feuilles, des lettres ( et des chiffres), des livres, des mots. Des maux. des petits et des gros.
Vendredi, samedi, dimanche à Paris.
Il fait trop froid dehors à vous donner l'onglée, trop chaud dedans et trop de monde à vous donner des vertiges.(salon du livre jeunesse)
Le métro est un bon compromis entre dehors et dedans. On ferme les yeux et on écoute les conversations croisées dans toutes les langues de la terre.
Solférino, c'est joli comme nom dit A. Dans Concorde, il y a con et corde,dit l'autre, phrase qui a le mérite d'être insignifiante.
Entre Rue du Bac et Montparnasse, un homme nous joue des standarts de jazz avec sa trompette pour un euro.
Pour atteindre la voiture 18, il faut parcourir un kilomètre à pied en trois minutes sinon c'est cuit.
Le TGV, lui, parcourt un kilomètre en 12 secondes, nous apprend le barman volubile.