16 avril 2010

Signalisation


A Thio, les panneaux nous rappellent que nous sommes aux Antipodes.
Hier soir,  l'émission rituelle "A votre avis ?" nous apprenait que les Antipodes de la Nouvelle Calédonie se trouvent dans le Sahara et que celle de la France  en Nouvelle Zélande.

A Atzara, les panneaux nous rappellent que nous sommes en Italie en 2010 ( en Sardaigne plus exactement). ( Trouvée grâce à Sandra )

15 avril 2010

autoportrait en tenue de travail


 C'est le printemps là bas. Ici les nuits fraîchissent mais dans la journée, la chaleur est  moite et les poils n'ont jamais poussé aussi vite. Je porte le plus souvent possible ma tenue spéciale haiku de printemps, offerte par Wébé, après un coup de balai chez M.  C'est la tenue idéale ( un rose de travail) pour travailler dans mon petit magazinzin ( je peaufine les haïkus de janvier).  Etsy ou Bigcartel, je continue à hésiter.  La vraie question est plutôt : qui  va acheter des haïkullages ?  Quel peut bien être le prix d'un haikullage de janvier, avec ses mots découpés dans le programme du théâtre de l'Odéon, dans la République du Centre, dans Sud Ouest et dans Ouest France sur emballage de saumon collecté par papy tout au long de l'année ?






14 avril 2010

Vive la correspondance...


Bien jolie postcard ce matin  :  Christine écrivant ses ballades , un petit chien à ses pieds.
Moi, j'ai un petit chat  qui s'appelle Papaye dans les pattes toute la journée. Et je manque souvent de l'écraser.

(Cependant, alors que je lisais ma carte postale, un gros chien roux a surgi,  emportant dans sa gueule le gros sac de croquettes de Papaye. Grâce à l'oeil vif de F, ma fournisseuse de  pousses de bambous. qui a  assisté à la scène  et a vu dans quelle direction s'était enfui le brigand, j'ai pu récupérer mon sac de croquettes. Et ça a bien fait rire  les passants. )

J'ai collé le petit autocollant ( Lewis Caroll, I presume) sur mon ordinateur, en guise de boussole.

Vive la correspondance ( j'ai eu aussi une belle lettre jaune, hier) . Demain le Musée des lettres et des manuscrits  s'installe boulevard St Germain et inaugure une exposition spécialement pour Agnès

Et pour les Parisiennes, une adresse qui m'a l'air bien jolie pour dépenser les sous qu'on n'a pas.



Ce soir, à la télé, La Sirène du Mississipi. Je me demande bien ce qu'est devenu celui qu'on surnommait entre nous la Sirène du Mississipi. J'espère qu'il est heureux et qu'en vieillissant, son caractère s'est adouci. 

13 avril 2010

encore les bambous

Je voulais reparler de l'exposition de bambous gravés.  C'est la plus grande exposition de bambous gravés jamais réalisée . Elle accueille la collection du Musée d'ethnologie de Genève ( qui est la 2ème collection par son importance après  celle du Musée du Quai Branly)  en plus de la collection propre au Musée de Nouvelle Calédonie.
On se dit qu'il y a plus de bambous gravés kanak à Genève, à Paris qu'ici et ça, c'est embêtant. Mais que c'est bien qu'ils reviennent. Comme c'est bien que le Musée du Quai Branly  à travers des dépôts remplissent les vitrines du centre Tjibaou. C'est bien et c'est la moindre des choses.
Lors de la visite, la talentueuse guide du Musée  rappelle  cependant que sans ces "collectes", la plupart de ces objets auraient disparu. Elles ont eu le mérite de conserver les bambous dans de bonnes conditions.

Dans le cas de la collection du Musée de Genève,  c'est le résultat d'une passion.  Marguerite  Dellenbach a   consacré sa vie à étudier les bambous gravés kanak des musées suisses et européens,  sans jamais venir en Nouvelle Calédonie, en lisant les  témoignages ( notamment les textes du pasteur Leenhart), en observant les objets kanaks collectés par les ethnologues et les photographies. On lui doit le relevé sur papier d'un grand nombre de bambous. ( Dans la première salle de l'exposition, une table lumineuse   montre des images  reconstituées  de la chercheuse au travail. Au mur, sont tapissés des reproductions des déroulés et ça fait un bien joli papier peint.)
Le catalogue  de l'exposition ne devrait pas tarder à sortir et on en saura plus. Le dossier de presse du l'exposition  est une mine d'informations en particulier sur l'histoire singulière de Marguerite Dellenbach.
ICI


Une grande partie des bambous gravés proviennent de la région de Canala.
La pratique du bambou gravé  a cessé vers 1917, année de la grande révolte kanak.
Le livre de Roger Boulay Le bambou gravé kanak  (éditions parenthèses /ADCK) reproduit un grand nombre de bambous gravés, ainsi que des restitutions déroulées de bambous gravés. 




Moi, le bambou gravé, ça me fait  un peu penser au scrimshaw açorien, la gravure sur dent de cachalot.Je me souviens que  c'était le métier de Fatima Madruga avant que la pêche au cachalot soit interdite aux Açores et qu'après, elle a fait de la peinture. Je me souviens aussi qu'un graveur  nous avait dit à Pico qu'il avait un stock de dents de cachalot suffisamment important pour graver jusqu'à sa mort.

 Ici, ce n'est pas le bambou qui manque...

D'ailleurs, des artistes comme Micheline Néporon continuent à l'utiliser comme support ou comme source d'inspiration.  On peut voir leurs oeuvres dans la troisième salle de l'exposition. ( Yvette Bouquet, Paula Boi, Lopez Itrema, Micheline Néporon, Stéphanie Wamytan...)



En attendant d'avoir mon matériel de pyrogravure, je cherche des idées et j'écris mon haikukotidien...







12 avril 2010

Nous avons le temps

 Le lundi, tu décides d'envoyer des kataras à titre expérimental aux "membres " de ton blog ( exception faite de celles qui en ont déjà un).  Le mardi, tu les choisis ( petits et légers pour plaire à la postière. Le mercredi, tu fais tes étiquettes. Le jeudi, tu écris tes étiquettes. Le vendredi, tu les emballes dans du  papier bulle. Le samedi, tu profites d'être à la Ville pour acheter ton papier d'emballage. Le dimanche, tu les emballes mais tu t'aperçois que tu n'as pas d'adhésif. Le lundi, tu trouves au Store l'adhésif adéquat. Ce jour là, tu vas même jusqu'à écrire les adresses. ça y est, les paquets sont prêts. Reste à les expédier. Mais rien ne presse, nous avons le temps, kiki.

Le plus difficile n'est sans doute pas de s'habituer à un nouveau temps que de se réadapter plus tard à l'ancien.  Je préfère  ne pas ...y penser.  Je ne préfère pas ... y penser.


11 avril 2010

émerveillée dans la forêt de bambous

Une journée suspendue   dans la forêt des bambous gravés à regarder, à écouter,  à dessiner et même à graver . Une journée entière au musée  à s'émerveiller, le crayon à la main.


(Pour mon anniversaire, c'est sûr,  je voudrais un appareil à pyrogravure.) Et je retournerai  revoir cette magnifique exposition, la plus grande qu'il y ait jamais eu ( Entrevues sur bambous kanak de Genève à Nouméa). En attendant, on lira ça

09 avril 2010

On a le temps

Pas de professeur de tressage sous le Bois de fer ( on  a le temps, kiki, me dit Clarisse) mais des haricots géants appelés "haricots mètre"...




Pendant ce temps, à la Halle St Pierre, l'art brut japonais ( jusqu'au 2 janvier, j'ai peut être une chance d'arriver à temps)

08 avril 2010

Musées



Pas de chance le musée de la mine à Thio était fermé exceptionnellement hier . Dommage, il a une bien belle enseigne.  Celle  de la Piscine à Roubaix était bien belle aussi.

Depuis que j'ai visité  avec ma professeur de français le musée d'art moderne de la Ville de Paris ( je crois que c'est resté mon préféré), il y a des siècles, je suis devenue inconditionnelle ( Avant il eut, c'est vrai le Musée Grévin,  la tête de la Princesse de Lamballe au bout d'un piquet, j'habitais justement résidence du Clos de Lamballe, ça m'avait  glacé et Marat dans sa baignoire aussi  et avant encore le Muséum d'Orléans, ses collections de champignons et ses animaux empaillés-on ne dit pas empaillé, on dit blablabla...)

(Et Bridget me parle  aujourd'hui de Deyrolles,  comme un musée où l'on pourrait emporter les trésors... )

I have years on my back...

Mon voisin qui lit le roi Lear me souffle la phrase du jour  ( une réplique d'un personnage nommé Kent) :
I have years on my back, forty-eight.

Maintenant que j'ai la légende, reste l'image à trouver.

 Il y a un moment où on doit arrêter de se servir de la webcam et de son photobooth...
 Allez, encore une fois, juste pour vérifier que ça marche. En  petit. De plus en plus petit.

07 avril 2010

Collections 9 ( couleurs)

Les plages de Thio sont de toutes les couleurs. Certaines ont la couleur des plages de Sao Miguel mais ici  pas de volcans, la mine.

Et le ciel couvert ne nous a pas empêchés de rentrer avec de belles couleurs.







Sur le chemin du retour, A nous a offert une belle main de bananes kako  bako qui ressemblent à celles d'un tableau de Gauguin qui s'appelle : le repas ou les bananes.  sauf la couleur ( les bananes tahitiennes du tableau sont rouges, les nôtres ont la couleur des bananes)

sens unique alterné

Un peu de tourisme, c'est les vacances.
Si on tape "route à horaires" sur internet, on tombe sur celle-ci mais j'ai du mal à croire qu'il n'en existe pas d'autres ailleurs.   Mes photos sont pas terribles mais on n'avait peur de ne pas respecter l'horaire, on ne s'est pas arrêté.









06 avril 2010

pacifiques



Nous avons renoncé à notre voyage dans le Nord.  
C'est l'occasion de se remettre à l'ouvrage. +9. - quelques uns. Je ne sais plus combien ils sont. Je les recompte : toujours 50. Bizarre.


Au Vanuatu, dans l'île d'Ambryn, il existe aussi une tradition de masques appelés tamake  


"Il y a longtemps, les gens d'Ambrym utilisaient le tamake pour chasser les gens des autres villages. Ils faisaient ça lorsqu'ils avaient des mauvaises relations entre eux. Le tamake était porté avec des feuilles de bananier. Comme ça, ils pouvaient attaquer les gens sans être reconnus."( Johanin Bangdor).


 Les Katara sont pacifiques, ils ont  juste un rôle protecteur. Je veux de bonnes relations avec les gens des autres villages, je ne veux attaquer personne.







 Je n'aime toujours  pas les photos de chats mais visiblement les chats aiment qu'on les prenne en photo. 


Et je continue de préparer l'ouverture de mon magazinzin (de rien)... 










Et je n'oublie pas que j'ai trois katara  à expédier.