25 avril 2010

Surprise !


Il a d'abord fallu comprendre ce qui était écrit en anglais. Le vocabulaire du commerce, du e-commerce étant une langue totalement étrangère.
 Heureusement  en envoyant des messages de détresse, un providentiel Sébastien m'a répondu en français et j'ai tout compris ou presque.
Ensuite il a fallu trouver une bannière ( banner) la difficulté étant le format.



et j'ai choisi autre chose.

Puis une image pour mon profil ( avatar)








et j'ai choisi autre chose.


Expliquer ce qu'on voulait faire. En anglais. Merci  Robert, merci Collins. ça c'est un sacré bon training pour préparer le voyage de fin mai en NZ.

Et plus dur encore qui on était. Est ce que je sais moi qui je suis ...

Jusqu'au summun de la difficulté, le noeud du problème : fixer un prix en dollar US. Là j'ai eu un éclair de lucidité : Am I crazy or what ? What am I doing ? US dollar ?  ( 1 dollar = 0,75 euro c'est ça ?)

Je me suis souvenue des mots de la strange lili : " ça va pas la tête, tu crois que des haikus ça se vend ?  et aussi des mots d'encouragement de mes fidèles lectrices ( lecteurs ?) Je suis d'accord avec the strange lili des haikus ça ne se vend pas mais alors ça voulait dire exit le etsy shop. Tiraillée que j'étais...

D'accord c'est fait avec des emballages de saumons collectés par papi mais le saumon c'est pas donné. Dois je reverser un pourcentage à papi ? Et puis zut c'est une "oeuvre" unique.

 J'ai mis 40  dollars sur l'étiquette et puis j'ai voulu baisser les prix mais on ne peut pas revenir en arrière, voilà pourquoi le N°1 coûte 40 dollars et les autres 30.
Quant au shipping, je laisse ça  pour lundi, j'irai faire peser  par ma postière préférée. Je peux déjà dire qu'il y a trois tarifs : zone 1 : océanie, zone 2 : europe zone 3 : le reste du monde.
bon window shopping, c'est ici... et ça  ( qui peut aider)

Pour l'instant, c'est un tout petit magasin de rien du tout,  une échoppe,  ce n'est pas la galerie farfouille, vous ne vous perdrez pas. Et c'est bien rangé. J'attends vos remarques et conseils...

Et bon 25 avril à tous. Je n'ai pas d'oeillets rouges à vous offrir mais quelques hibiscus feront l'affaire. Et bien sûr les haikus d'hier et d'avant hier...



24 avril 2010

la pêche aux pintadines


Moi ce qui me plairait ce serait de prendre mon kayak tous les matins,( comme ce matin),  descendre la rivière de Gélima jusqu'à la baie de Canala, faire une petite halte sur une plage et ramasser des pintadines  près des racines de palétuviers avant de regagner le wharf.


Les pintadines ne sont pas des volailles mais un genre d'huitre plate, dont la coquille m'a tout de suite plu.

23 avril 2010


Il y a eu tressage ce matin sous le Bois de fer. Apprendre à finir. J'ai fini et je n'ai qu'une envie : recommencer. Apprendre à recommencer.

Dominique A. chante  dans le poste :

Les baisers reçus 
savais tu qu'ils duraient 
qu'en se mordant la bouche 
le gout en revenait.

J'ai passé l'après-midi à  vous  préparer une petite surprise pour le 25 avril. 25 de Abril. J'espère qu'elle vous plaira, ma petite révolution. En tout cas, elle me donne du fil à retordre. Du coup, j'ai pas fait mon haiku. Mais j'ai appris à dire os de seiche et plume ( sergent major) en anglais :cuttlebone and nib , enfin c'est ce que me dit  mon Robert et Collins...

22 avril 2010

courrier en attente



On ne se sentait pas très concernés par ce nuage de cendres ici à l'autre bout du monde.  Jusqu'à ce que l'affichette soit placardée sur le mur de l'OPT : plus de courrier pour l'Europe.  Et plus de courrier non plus en provenance d'Europe. Une semaine sans courrier, imaginez.

9 tonnes de lettres et de paquets en attente... Résultat : les katara  ne sont pas près d'arriver à destination.

Heureusement il reste internet. Je reçois des nouvelles parfois inattendues avec ce blog.

 M. L, le voisin de la petite maison d'Aytré,  celle où je passais  mes vacances  ( entre 69 et 76 ?)  me donne des nouvelles de la route de la plage.  Elle est bien dans une zone noire et comme 40 maisons  derrière la dune, elle devrait être démolie.
Mais  personne ne veut quitter sa maison .
 Je trouve fantastique que M. L, sans doute le fils de l'autre M. L ait gardé sa maison pendant toutes ces années.

ça fait plus de trente ans que pépé a vendu la maison parce que nous n'y passions plus assez de temps. Pour nous punir, je crois qu'il avait dit.  La zone noire anticipée.

eh oui car c'est jeudi ( bouton sur le nez  et chat dans les pattes ...)

21 avril 2010

moustiques


Découper  le journal quotidiennement est une autre façon de le lire. J'apprends par exemple qu'un wombat, animal dont j'ignorais l'existence et qui est d'ordinaire pacifique a attaqué sauvagement un homme de 60 ans,en Australie Ici pas de wombat fou mais des moustiques plus enragés que jamais. Lion- tigre est la réponse quotidienne à leurs attaques. Mon voisin me fait remarquer le design désuet des emballages. 





Le nuage semble s'effilocher ou  alors les avions apprennent à slalomer entre les cendres, la fièvre tombe, la petite diète thé vert et miel fait son effet. Avril défile à toute vitesse. A Rio, des voix s'élèvent contre les malotrus qui ont profité des inondations pour écrire sur le Christ du Corcovado  : quando os gatos  nao estao, as ratos fazem a festa. ça aussi c'est le journal que je découpe qui le dit. On dit même qu'une récompense est offerte à qui dénoncera les coupables.

20 avril 2010

gosto muito ( de viajar, dos vulcoes, das nuvens)



J'aime beaucoup les volcans. J'aime aussi beaucoup les nuages.  Je me souviens que le restaurant que Heinrich et Michelle projetaient d'ouvrir à Sao Miguel s'appellait o vulcao  et que je m'étais régalée à dessiner des dizaines de logos. Malheureusement le restaurant n'ouvrit jamais.



J'aime aussi beaucoup les haikus et comme 365 haikus ce n'est pas encore assez, voilà les barquettes de haikus.



Mais tout ça je l'ai fait hier car aujourd'hui, je suis  au fond du lit. 

19 avril 2010

la lettre



Dans la boite en plastique du bouquiniste, c'est la première sur la pile. L'écriture est jolie, le nom de la destinataire  attrayant. C'est aussi la seule qui est encore cachetée. Je l'achète sans hésitation. Je la mets dans mon sac avec l'idée de l'ouvrir plus tard et de rêver à ce qu'elle contient.
Je suis sûre, bien sûr, que c'est une lettre d'amour jamais arrivée à destination. A. Turner ne saura jamais
 que B. Dutton ne pensait qu'à elle, n'attendait qu'un signe de sa part pour qu'il la rejoigne à Bunbury ( West Australia). C'est sûrement un coup de la logeuse,  cette peste de Mrs Molden qui ne voulait pas  de ça chez elle.

Mais dans l'après midi, une petite fille est venue  me demander si c'était moi qui, le matin avais acheté la lettre  et si je l'avais ouverte. 
Je l'ai ouverte avec elle et nous avons été bien déçues. Pas de lettre d'amour de Mr  Dutton mais des bons d'assurance  de septembre et octobre 1948.



Je me souviens d'un haiku de Bashô, entrelu à la bibliothèque de Bagnolet.

18 avril 2010

Tuer l'année en avril


Sarèxwada , la fête de la nouvelle igname veut dire littéralement : tuer l'année, en xârâcùù. On a recommencé samedi, au bord de la mangrove.

Une année aussi bien "tuée" devrait laisser le champ libre à la nouvelle pour s'épanouir . Bonne nouvelle année, donc.


J'ai  appris à dire "je t'aime" avec d'excellentes professeures ( na xwèrii ro) . J'ai appris dans quel sens s'enroulent les tiges d'ignames autour des piquets. J'ai  aussi  appris à  ficeler le poisson fumé dans les feuilles de chou kanak ( des papillotes sans papier d'alu)...





16 avril 2010

Signalisation


A Thio, les panneaux nous rappellent que nous sommes aux Antipodes.
Hier soir,  l'émission rituelle "A votre avis ?" nous apprenait que les Antipodes de la Nouvelle Calédonie se trouvent dans le Sahara et que celle de la France  en Nouvelle Zélande.

A Atzara, les panneaux nous rappellent que nous sommes en Italie en 2010 ( en Sardaigne plus exactement). ( Trouvée grâce à Sandra )

15 avril 2010

autoportrait en tenue de travail


 C'est le printemps là bas. Ici les nuits fraîchissent mais dans la journée, la chaleur est  moite et les poils n'ont jamais poussé aussi vite. Je porte le plus souvent possible ma tenue spéciale haiku de printemps, offerte par Wébé, après un coup de balai chez M.  C'est la tenue idéale ( un rose de travail) pour travailler dans mon petit magazinzin ( je peaufine les haïkus de janvier).  Etsy ou Bigcartel, je continue à hésiter.  La vraie question est plutôt : qui  va acheter des haïkullages ?  Quel peut bien être le prix d'un haikullage de janvier, avec ses mots découpés dans le programme du théâtre de l'Odéon, dans la République du Centre, dans Sud Ouest et dans Ouest France sur emballage de saumon collecté par papy tout au long de l'année ?






14 avril 2010

Vive la correspondance...


Bien jolie postcard ce matin  :  Christine écrivant ses ballades , un petit chien à ses pieds.
Moi, j'ai un petit chat  qui s'appelle Papaye dans les pattes toute la journée. Et je manque souvent de l'écraser.

(Cependant, alors que je lisais ma carte postale, un gros chien roux a surgi,  emportant dans sa gueule le gros sac de croquettes de Papaye. Grâce à l'oeil vif de F, ma fournisseuse de  pousses de bambous. qui a  assisté à la scène  et a vu dans quelle direction s'était enfui le brigand, j'ai pu récupérer mon sac de croquettes. Et ça a bien fait rire  les passants. )

J'ai collé le petit autocollant ( Lewis Caroll, I presume) sur mon ordinateur, en guise de boussole.

Vive la correspondance ( j'ai eu aussi une belle lettre jaune, hier) . Demain le Musée des lettres et des manuscrits  s'installe boulevard St Germain et inaugure une exposition spécialement pour Agnès

Et pour les Parisiennes, une adresse qui m'a l'air bien jolie pour dépenser les sous qu'on n'a pas.



Ce soir, à la télé, La Sirène du Mississipi. Je me demande bien ce qu'est devenu celui qu'on surnommait entre nous la Sirène du Mississipi. J'espère qu'il est heureux et qu'en vieillissant, son caractère s'est adouci. 

13 avril 2010

encore les bambous

Je voulais reparler de l'exposition de bambous gravés.  C'est la plus grande exposition de bambous gravés jamais réalisée . Elle accueille la collection du Musée d'ethnologie de Genève ( qui est la 2ème collection par son importance après  celle du Musée du Quai Branly)  en plus de la collection propre au Musée de Nouvelle Calédonie.
On se dit qu'il y a plus de bambous gravés kanak à Genève, à Paris qu'ici et ça, c'est embêtant. Mais que c'est bien qu'ils reviennent. Comme c'est bien que le Musée du Quai Branly  à travers des dépôts remplissent les vitrines du centre Tjibaou. C'est bien et c'est la moindre des choses.
Lors de la visite, la talentueuse guide du Musée  rappelle  cependant que sans ces "collectes", la plupart de ces objets auraient disparu. Elles ont eu le mérite de conserver les bambous dans de bonnes conditions.

Dans le cas de la collection du Musée de Genève,  c'est le résultat d'une passion.  Marguerite  Dellenbach a   consacré sa vie à étudier les bambous gravés kanak des musées suisses et européens,  sans jamais venir en Nouvelle Calédonie, en lisant les  témoignages ( notamment les textes du pasteur Leenhart), en observant les objets kanaks collectés par les ethnologues et les photographies. On lui doit le relevé sur papier d'un grand nombre de bambous. ( Dans la première salle de l'exposition, une table lumineuse   montre des images  reconstituées  de la chercheuse au travail. Au mur, sont tapissés des reproductions des déroulés et ça fait un bien joli papier peint.)
Le catalogue  de l'exposition ne devrait pas tarder à sortir et on en saura plus. Le dossier de presse du l'exposition  est une mine d'informations en particulier sur l'histoire singulière de Marguerite Dellenbach.
ICI


Une grande partie des bambous gravés proviennent de la région de Canala.
La pratique du bambou gravé  a cessé vers 1917, année de la grande révolte kanak.
Le livre de Roger Boulay Le bambou gravé kanak  (éditions parenthèses /ADCK) reproduit un grand nombre de bambous gravés, ainsi que des restitutions déroulées de bambous gravés. 




Moi, le bambou gravé, ça me fait  un peu penser au scrimshaw açorien, la gravure sur dent de cachalot.Je me souviens que  c'était le métier de Fatima Madruga avant que la pêche au cachalot soit interdite aux Açores et qu'après, elle a fait de la peinture. Je me souviens aussi qu'un graveur  nous avait dit à Pico qu'il avait un stock de dents de cachalot suffisamment important pour graver jusqu'à sa mort.

 Ici, ce n'est pas le bambou qui manque...

D'ailleurs, des artistes comme Micheline Néporon continuent à l'utiliser comme support ou comme source d'inspiration.  On peut voir leurs oeuvres dans la troisième salle de l'exposition. ( Yvette Bouquet, Paula Boi, Lopez Itrema, Micheline Néporon, Stéphanie Wamytan...)



En attendant d'avoir mon matériel de pyrogravure, je cherche des idées et j'écris mon haikukotidien...







12 avril 2010

Nous avons le temps

 Le lundi, tu décides d'envoyer des kataras à titre expérimental aux "membres " de ton blog ( exception faite de celles qui en ont déjà un).  Le mardi, tu les choisis ( petits et légers pour plaire à la postière. Le mercredi, tu fais tes étiquettes. Le jeudi, tu écris tes étiquettes. Le vendredi, tu les emballes dans du  papier bulle. Le samedi, tu profites d'être à la Ville pour acheter ton papier d'emballage. Le dimanche, tu les emballes mais tu t'aperçois que tu n'as pas d'adhésif. Le lundi, tu trouves au Store l'adhésif adéquat. Ce jour là, tu vas même jusqu'à écrire les adresses. ça y est, les paquets sont prêts. Reste à les expédier. Mais rien ne presse, nous avons le temps, kiki.

Le plus difficile n'est sans doute pas de s'habituer à un nouveau temps que de se réadapter plus tard à l'ancien.  Je préfère  ne pas ...y penser.  Je ne préfère pas ... y penser.