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13 juin 2010

Dans les tarodières



Elle a dit d'un air moqueur : vous n'en avez pas marre des fêtes de tubercules ?
Non, Mademoiselle la Parisienne, on ne s'en lasse pas. On a visité les tarodières, on a suivi la conduite qui irrige les champs de tarots  taros et ça nous a rappelé les marais salants.
En plus dans le taro, tout est bon : les tubercules, les tiges et les feuilles.


Sauras tu le lire
le secret des tarodières
au miroir de l'eau


Et comprendras tu
la perplexité des feuilles
au vent de Mya

08 juin 2010

Le jour où j'ai appris à éplucher le manioc

Depuis la leçon sur les pousses de bambous, je ne suis pas retournée au "champ". La saison des pousses de bambous est terminée, on est allées déterrer du manioc et couper des morceaux de tiges à replanter.
Comme le chou kanak, il suffit de remettre en terre un morceau du " tronc". et c'est reparti.


(J'avais le souvenir de la farofa brésilienne qu'on met sur la feijoada mais c'est une autre espèce de manioc qu'on ne peut consommer que séché,  sous forme de farine, pour éliminer le cyanure contenu dans les tubercules. Me voilà rassurée)
La leçon s'est poursuivie en cuisine avec l'épluchage. J'ai vraiment tout à apprendre.




J'apprends ici  que le mot "manioc" viendrait  d'un mythe  Tupi , manioch , dérivé de la  déesse Mani, à la peau blanche, qui aurait établi son domicile dans la racine de la plante.








                                             Letter  from Laura
                                          a bright star in the box
                                            daily happiness


 La lettre de L. a mis du temps  à traverser les Mers. Elle est arrivée grande ouverte et je me demande qui l'a lue entre Pantin et ici. (C'est un joli sujet de court métrage ou de nouvelles. Que peuvent comprendre des inconnus aux confidences de vieilles amies de "trente ans" ) Ce n'est pas le cas du cadeau de Marie qui est arrivée hermétiquement fermé, à la vitesse d'une étoile filante et lumineuse. Thanks, good girls  friends
















                            




                          

10 mai 2010

Je grave


Je grave, je grave et je ne me brûle pas.

Dis donc, il s'en passe des choses dans le Poitou.
Et les Charentes.
Il fut un temps où on dansait place Colbert. ( Mais on découpait aussi des femmes en morceaux rue du Port rue de la Bienséance, à deux pas du château)


                    Je grave des bambous
        que je cueille sur la terrasse
          refuge ou prison ?


J'ai réapprovisionné le petit magasin mais ne le dites pas au jeune économiste, il croit que j'ai compris les flux tendus et le juste à temps. Chers amis, avertissez moi à la réception du paquet, je me fais un sang d'encre, je sais qu'il y a le volcan islandais, son nuage mais quand même ça en met un temps...



                        

22 mars 2010

Le jour où j'ai appris à couper (et à râper) les pousses de bambou


Comment voulez vous qu'une fille de Fleury les Aubrais sache couper les pousses de bambou ?  Malgré les conseils  de F, j'en ai fait de la charpie mais je ne me suis pas blessée, ce qui n'est déjà pas rien.
Oui, Cécilia, ça se mange, les pousses de bambous, c'est même bon.

Et l'après midi, j'y suis retournée pour râper  ma récolte.