Affichage des articles dont le libellé est blanc. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est blanc. Afficher tous les articles

08 juin 2010

Le jour où j'ai appris à éplucher le manioc

Depuis la leçon sur les pousses de bambous, je ne suis pas retournée au "champ". La saison des pousses de bambous est terminée, on est allées déterrer du manioc et couper des morceaux de tiges à replanter.
Comme le chou kanak, il suffit de remettre en terre un morceau du " tronc". et c'est reparti.


(J'avais le souvenir de la farofa brésilienne qu'on met sur la feijoada mais c'est une autre espèce de manioc qu'on ne peut consommer que séché,  sous forme de farine, pour éliminer le cyanure contenu dans les tubercules. Me voilà rassurée)
La leçon s'est poursuivie en cuisine avec l'épluchage. J'ai vraiment tout à apprendre.




J'apprends ici  que le mot "manioc" viendrait  d'un mythe  Tupi , manioch , dérivé de la  déesse Mani, à la peau blanche, qui aurait établi son domicile dans la racine de la plante.








                                             Letter  from Laura
                                          a bright star in the box
                                            daily happiness


 La lettre de L. a mis du temps  à traverser les Mers. Elle est arrivée grande ouverte et je me demande qui l'a lue entre Pantin et ici. (C'est un joli sujet de court métrage ou de nouvelles. Que peuvent comprendre des inconnus aux confidences de vieilles amies de "trente ans" ) Ce n'est pas le cas du cadeau de Marie qui est arrivée hermétiquement fermé, à la vitesse d'une étoile filante et lumineuse. Thanks, good girls  friends
















                            




                          

07 juin 2010

Coloriage


Je ne sais pas ce qui m'a pris. Un coup de folie. Prémédité.  Je sais à qui je vais l'envoyer. Après le katara de mariage, le katara de "as melhoras" ( prompt rétablissement, en français, un peu pompeux)


A la pharmacie, la petite fille aux cheveux roux dont je ne connais que le poids regardait un livre sur Noël.  Quand je lui ai montré la neige, elle m'a expliqué que c'était les nuages.


                                    " Des nuages flottants"
                                    Que je pique à Modiano
                                    Pour la petite fille


"Des souvenirs en forme de nuages flottants" L'horizon , Patrick Modiano p156

24 mai 2010

long nuage blanc

Je continue ma lecture du guide  de l'île du Nord  :

Au fil du temps, les enfants se lassent de l'obscurité et décident de séparer leurs parents ( Rangi  le ciel et  Papa , la terre) .
Tane, lentement  fait entrer la lumière dans le monde.
Rangi pleure  sa compagne et la pluie tombe pour la première fois et les océans se remplissent.
Tu coupe les derniers liens   qui retenaient ses parents, répandant le sang, l'ocre qui colore les paysages de Nouvelle Zélande.
A la douleur des parents succèdent les conflits entre les frères.
Tawhirimatea, fidèle à Rangi, le rejoint dans le ciel. Avec le froid et la grêle, il vainc Tane. Il terrorise
Tangaroa( il l'oblige à se cacher sous la surface des eaux), Rongomatane et Haumia ( ils trouvent refuge au plus profond de Papa, la terre)
Seul et isolé,  Tu résiste, invaincu.
La colère de Rangi et de son fils, le vent s'épuise mais pas celle de Tu qui se venge de ceux qui l'ont abandonné : il fabrique les filets, les pièges et les pioches pour capturer les poissons,  les oiseaux, les kumaras*, les fougères...) puis il les cuit, donnant ainsi aux humains les outils et la nourriture. Tu est l'esprit de l'homme, son combat contre les éléments.
Le corps viendra plus tard, après l'union de Tane avec la première femme, façonnée d'argile.

Le guide dit aussi que chez les Maoris, il y a un dieu ou un ancêtre déifié derrière chaque montagne, chaque volcan, chaque lac...

Et  que le personnage de Maui, élevé par les dieux, n'en est pas moins humain.  Super héros quand même,  il capture le soleil, ralentit sa course dans le ciel. Il sort la terre des Maoris des eaux, il est intrépide, malin, insolent et tricheur "preuve que les dieux n'ont pas un total contrôle du destin".

*kumara : patate douce

Je lirai la suite dans l'avion. Départ demain pour Aotéaroa, le pays du long nuage blanc, la Nouvelle Zélande.

                             

 Chacun sa valise
   pleine de pulls et de secrets
 long nuage blanc


               

12 janvier 2010

blanche neige






Enfant, j'ai souvent fait le rêve que j'étais Blanche Neige, je vivais dans une chaumière au milieu d'une clairière. Au lieu des sept nains, j'avais des enfants à qui je faisais des tartes aux pommes et du pain d'épices, en attendant, le prince qui, forcément, un jour viendrait lalala. Enfant, j'étais très cucul la praline et si j'en crois ma délectation hier soir devant le mélo de Douglas Sirk , je dois l'être toujours... (Tout ce que le ciel permet)

24 décembre 2009

Gelé(e)s


L'eau du lavoir a gelé.( On en profite pour relire Yvonne Verdier.)
Comme celle du port de Rochefort.(On pourrait en profiter pour revoir Les Demoiselles mais j'entends déjà les cris de protestation.)
Je suis restée un long moment à regarder le goéland qui cherchait à sortir de la glace le poisson pris au piège. Il faisait trop froid pour connaître le dénouement du combat. De toute façon le poisson était mort.
La petite fabrique de cartes de voeux est aussi momentanément fermée ( chômage technique : les petites pochettes en papier végétal, celles qui servaient à y ranger nos timbres n'existent plus, j'ai visité depuis que je suis arrivée toutes les papeteries désuettes et les philatélistes antipathiques possibles.)
Elle réouvrira, chère Virginie, le 29 décembre, date prévue de la livraison du matériel océanien et tout le monde recevra sa carte.

Poisson/goéland
un combat perdu d'avance
j'ai trop froid, je rentre

21 octobre 2009

noir/blanc


En août 2009 a eu lieu au Centre culturel Tjibaou un workshop (atelier) animé par un artiste originaire de la Réunion, Thierry Fontaine, réunissant des jeunes artistes du pays. Il a fait faire des robes mission, des noires et des blanches et chaque artiste en a reçu une de chaque comme des feuilles vierges à transformer.
" Mon rapport à la robe est avant tout esthétique. Portées ou exposées dans les vitrines des boutiques du centre de Nouméa, hypercolorées, elles ont tout de suite capturé mon regard. Sans idées précises, j'en ai fait réaliser une blanche et une autre noire, comme matière première ou surface vierge en attente, évoquant la toile brute des tableaux, elles m'ont donné l'idée du workshop et de son titre Collection, en référence au fonds d'un musée et au défilé de mode. "

(Lu dans un nouveau journal gratuit trouvé à la bibliothèque Bernheim Les Arts Bougent.)

Thierry Fontaine était invité à la Biennale de Melle cet été et à celle de Lyon cette année.

Dans le même journal, LAB, il est aussi question de l'exposition de Andreas Dettlof au musée d'art et d'histoire de Rochefort "A l'artiste polynésien inconnu"

14 février 2009

jour blanc

















étrange journée qui a démarré blanche au réveil avec de la neige venue d'Angleterre mais pas assez pour annuler le voyage du migrateur, s'est poursuivie sous des tours Eiffel étêtées par la brume et vient de s'achever dans l'immense terminal F inondée de larmes.

A l'heure où je vous parle, l'oiseau s'est envolé . Avec le sourire.

04 février 2009

Jardin d'hiver




quand on tape Jardin d'hiver sur le moteur de recherche on tombe sur une chanson. Moi, je cherchais une sculpture.
ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé du jardin d'hiver de Jean Dubuffet.
Je me souviens qu'à Prague avec Anne Piazza nous en avions construit un avec de vieux draps peints dans le couloir de l'école, une merveille. J'avais trouvé ce projet titanesque démesuré irréalisable et finalement Anne avait raison. Nous avions fait nos costumes de carnaval avec les mêmes lignes et ce jour là il avait neigé. ça aurait plu à Jean Dubuffet tous ces enfants en tenue de camouflage pour se fondre dans son jardin d'hiver.

Hier , nous avons recommencé. Modestement. Sur une feuillle A3 quand même. Et comme à chaque fois, un instant magique. Chacun a tracé les sillons noirs de son jardin secret. En silence. Comme quand la neige est tombée et qu'on marche dedans la nuit. Remarquez ça a été furtif, bref mais intense, il faut bien le reconnaître.