21 mai 2008

La Mouette sur le Stade rouge


C'était hier soir. La Mouette sur le Stade rouge et sous un chapiteau. Près de l'école. De nouveau Claire Lasne. J'ai aimé le chapiteau ouvert d'un côté, voir peu à peu ce stade rouge se transporter près des rives d'un lac au fin fond de la Russie. La musique, l' accordéon, les chaises de jardin abandonnées, ce pauvre maître d'école et ses 23 roubles, les bruits de la ville...

C'est encore ce soir, au même endroit.

On peut ouvrir La Mouette d’Anton Tchekhov traduit par André Markowicz et Françoise Morvan à n’importe quelle page. Y choisir n’importe quelle phrase. Et se dire qu’elle contient tout. Toute la pièce. Toute l’œuvre. Tout ce qu’on peut désirer du théâtre. Tout y est simple. Amoureux. Tout y parle de nous, de nous tous. Il fallait du temps pour finalement s’avancer vers ce texte, dans un jardin planté à l’intérieur de notre chapiteau rouge, accompagnés de la musique d’Alexandros Markéas. C’est une joie profonde que ce rendez-vous, pour lequel on voudrait mettre ses habits du dimanche, cirer ses chaussures et passer chez le coiffeur. Se faire beau pour l’auteur et pour le spectateur. Se mettre sur son trente et un, enfiler sa tenue "espoir" comme pour un rendez-vous galant. Et si d’aventure on en pleurait un peu, de cette histoire que raconte La Mouette, ça ne se verrait pas trop.
Claire Lasne Darcueil (Juin 2006).

Coproduction Ars Nova ensemble



La Mouette

2 commentaires:

christine a dit…

je viens de (presque)tout relire (vive la grève) depuis ton come back t'es pas si loin en fait de la ligue des champions
loue vite ce grenier
i am very sure you did me good
comme dit mrs jane
x the ex-shit stirrer

christine a dit…

s'il te plait n'utilise pas mon nom pour me laisser des messages, j'ai l'impression que je suis folle...