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13 août 2010

Peuta retrouvée


Nous l'avions achetée à la Feira da Ladra, à Lisbonne,  en 1990. Cécilia qui commençait à gazouiller l'avait baptisée  MA PEUTA. Elle fut kidnappée, 15 ans plus tard devant le bar tabac des Thermes sans qu'aucune rançon ne soit jamais  demandée.
Pendant que Cécilia tente de retrouver dans la Ville Blanche la langue qu'elle a  perdue à 7 ans, nous sommes heureux de lui annoncer que sa Peuta coule des jours paisibles au Vanuatu avec sa soeur jumelle.  Beijinhos , a menina ja fala muito bem português...

19 juillet 2010

chega de saudade


Je suis revenue de la ville avec l'idée de faire une pause. La panne sèche n'est pas que de noir et de blanc. Et puis la boîte à lettres est pleine de nouvelles. Hervé qui me donne sa bonne adresse à Séoul et me demande celle du Paradis.  Et me voilà remplie de saudade à un point que c'est à peine supportable.

Quand elle était plus petite, A. pensait que cette maison était à nous puisqu'on en parlait toujours comme de "notre maison au Portugal".  Je me souviendrais toujours de sa stupeur quand elle a découvert qu'on la louait.

Chega de saudade. Chega de saudade. Chega de saudade. (   Assez de saudade, ça suffit ...)


Stupéfaits, nous le sommes à notre tour quand notre  Anjela , en écrivant un portrait d'Angela Davis pour le cours d'anglais nous apprend que son  papa était prof d'histoire, sa maman institutrice et qu'elle porte comme deuxième prénom  Yvonne.
Mais  Anjela et Angela ont une coiffure très différente.

25 avril 2010

Surprise !


Il a d'abord fallu comprendre ce qui était écrit en anglais. Le vocabulaire du commerce, du e-commerce étant une langue totalement étrangère.
 Heureusement  en envoyant des messages de détresse, un providentiel Sébastien m'a répondu en français et j'ai tout compris ou presque.
Ensuite il a fallu trouver une bannière ( banner) la difficulté étant le format.



et j'ai choisi autre chose.

Puis une image pour mon profil ( avatar)








et j'ai choisi autre chose.


Expliquer ce qu'on voulait faire. En anglais. Merci  Robert, merci Collins. ça c'est un sacré bon training pour préparer le voyage de fin mai en NZ.

Et plus dur encore qui on était. Est ce que je sais moi qui je suis ...

Jusqu'au summun de la difficulté, le noeud du problème : fixer un prix en dollar US. Là j'ai eu un éclair de lucidité : Am I crazy or what ? What am I doing ? US dollar ?  ( 1 dollar = 0,75 euro c'est ça ?)

Je me suis souvenue des mots de la strange lili : " ça va pas la tête, tu crois que des haikus ça se vend ?  et aussi des mots d'encouragement de mes fidèles lectrices ( lecteurs ?) Je suis d'accord avec the strange lili des haikus ça ne se vend pas mais alors ça voulait dire exit le etsy shop. Tiraillée que j'étais...

D'accord c'est fait avec des emballages de saumons collectés par papi mais le saumon c'est pas donné. Dois je reverser un pourcentage à papi ? Et puis zut c'est une "oeuvre" unique.

 J'ai mis 40  dollars sur l'étiquette et puis j'ai voulu baisser les prix mais on ne peut pas revenir en arrière, voilà pourquoi le N°1 coûte 40 dollars et les autres 30.
Quant au shipping, je laisse ça  pour lundi, j'irai faire peser  par ma postière préférée. Je peux déjà dire qu'il y a trois tarifs : zone 1 : océanie, zone 2 : europe zone 3 : le reste du monde.
bon window shopping, c'est ici... et ça  ( qui peut aider)

Pour l'instant, c'est un tout petit magasin de rien du tout,  une échoppe,  ce n'est pas la galerie farfouille, vous ne vous perdrez pas. Et c'est bien rangé. J'attends vos remarques et conseils...

Et bon 25 avril à tous. Je n'ai pas d'oeillets rouges à vous offrir mais quelques hibiscus feront l'affaire. Et bien sûr les haikus d'hier et d'avant hier...



04 mars 2010

Message reçu


Dans une enveloppe magnifiquement timbrée ( que saudade ...), ouverte par la douane (?) le Mensagem ( de Fernando P)  en fac similé (  envoyé par Luis et Ana)  est arrivé avec  le sourire de la postière en prime, ce qui met du baume au coeur.  Obrigadissima ...
tapuscrit en portugais : dactiloscrito

01 février 2010

mensagem

Rond point des Champs Elysées Paris (Cargaleiro)
Parvis St Gilles Bruxelles (Françoise Schein)
( à Lisbonne métro Parque et à Paris métro Concorde)

Botanique Bruxelles (Pomar)

Les azulejos de la station de métro Rond Point des Champs Elysées à Paris et de la station Botanique à Bruxelles sont des cadeaux du métro de Lisbonne. C'est curieux de s'y retrouver par hasard et à quelques jours d'intervalle. Et de recevoir le lendemain de Queluz un MENSAGEM de Luis.

Mon dernier haïku de janvier... En février, je les collerai dans un joli cahier , je n'ai plus de papier doré. Source : Le Soir de Bruxelles. Remarque : beaucoup de titres sont des questions.
(A quoi sert ... ? Faut-il oublier ? Quand cessera ...? Que faire ...? ) Peut-on en déduire quelque chose sur les journalistes belges ?

06 mai 2009

Abril em Maio

Voilà où j'aurais pu aller ...   Encore une aventure parisienne qui tombe à l'eau.

Avril en Mai. Abril em Maio.   Je ne sais pas si l'association existe toujours. J'étais fière d'avoir ma carte de membre.

Et le film s'appelle "natureza morta " ( nature morte) Et la réalisatrice sera là.
Et un buffet portugais sera offert à tous les participants.  

Imaginons le buffet.  Pasteis (ou même pataniscas) de bacalhau et rissois de camarao.   Chouriço assado . Azeitonas et tremouços.  Sardinhada ?   Leite creme ? Queijada ?  Pasteis de nata ? 


30 août 2006

COMO EU DESCOBRI A CULTURA PORTUGUESA : Acaso, cinema, amor, penitencia e outras historias :

Ce texte est paru dans le Jornal de Letras, daté du 23/ 7/ 91, je l'avais écrit, suite à un appel du journal à ses lecteurs à propos de la culture portugaise dans le monde. Je m'apprêtais à quitter Le Havre pour aller travailler aux Açores comme lectrice. J'avais rendez-vous Boulevard Saint Michel avec le responsable du Français à l'Université des Açores, Mau tempo no canal sous le bras pour être identifiée.
Le courriel récent de Maximo, un de mes colocataires de Lisbonne en 1986 après 15 ans de silence m'a replongée dans mon bain-marie lisboète. ( mes excuses pour les accents portugais que mon clavier ne sait pas faire) En italique gras, les commentaires d' août 2006.

Descobri a cultura portuguesa por acaso ha mais ou menos sete anos (en fait pour les lecteurs d'aujourd'hui, ça fait plutôt 22 ans, mazette !). Até la so tinha conhecido Lucia Teixeira, por ser minha colega de 3ème 2 no colégio Jeanne d'Arc. So me lembro da sua cara timida e dos seus "mollets" um pouco redondos.



CINEMA...





Um dia, fiz ferias em Portugal com uma amiga que tinha visto Der Stand der Dinge e que andava a procura do que ela chamava " l'hôtel de l'Etat des choses". O hotel, finalmente, encontramos, mas as coisas ja tinham mudado de estado ( a piscina partida, do melhor efeito, ja tinha sido reparada com o dinheiro ganho, suponho eu). Alem desse hotel, o segundo desejo da minha amiga cinefila era ver filmes de reis-e-cordeiro-joao-botelho-manoel-de-oliveira.



Ela dizia assim como se fosse um so nome. E com o sotaque francês de quem tudo ignora da pronuncia do portugues padrao. Nao sei se foi por causa disso ou por o publico os ignorar naquela altura mas ninguem nos soube responder salvo um empregado da cinemateca. Nem José Teixeira, nem Lino nao-sei -quê, nem "Tremblement de terre" rapaz de dufle-coat que anunciava um terramoto pior do de 1755, encontrados "por acaso" na esplanada da Suiça (Dois anos depois, assisti à mesma cena com os rapazes no mesmo papel e turistas alemas no nosso).

A nossa excursao cinefila nao pôde evitar o Texas bar e mandei a todos os meus amigos postais em branco :
" comme tu le vois, il s'agit d'une errance dans la ville blanche", prova que eu nao era totalmente virgem de imagens lisboetas et cinematograficas.


AMOR

No comboio de volta, encontramos três jovens portugueses que iam para a Suiça de férias. Falavam francês. tinha
latas de Atum bom petisco na mala.




Alguns meses depois, voltei para Lisboa. Achava-me apaixonada por um dos rapazes do comboio, o Chico. Foi assim que , ao pé duma cama de filho de familia provavelmente salazarista, ouvi falar de Fernando Pessoa como um dos maiores poetas do século. Vale a pena as vezes achar-se apaixonada.
Voltada novamente para França, consegui arrajar uma traduçao de
Tabacaria mas tive de encomendar directamente ao editor ( Editions Unes)
Em 1985 a
inda nao se encontrava nada na maioria das livrarias. Hoje mesmo (en 91) na livraria onde trabalho ( c'était la Galerne au Havre) o patrao enorgulha-se de ter na estante as obras completas desse "génio da NOSSA literatura mundial".
Li
Tabacaria. Gostei. Ofereci-o à volta de mim. Gostaram. Os quatro primeiros versos tornaram-se o nosso santo-e-senha.

( Je dois confesser qu'un autre jeune du train a joué un rôle très important dans mon initiation. Mais à l'époque de l'article (1991), j'étais inscrite en maîtrise de portugais à la Sorbonne et j'ai écarté quelques détails, sotte que j'étais. Cet autre "rapaz" , Octavio, qui habitait Alcantara et travaillé sur le port m'a aussi fait un sacré cadeau et je le mesure aujourd'hui : une compilation de chansons de Sergio Godinho. Sergio, c'est mon prof particulier de portugais, ses chansons, je les ai chantées des centaines de fois : o pao, a paz, habitaçao, saude, educaçao, so a liberdade a serio... mieux que le labo de langues...) et en ce mois d'août 2006, temps de pénurie et de décroissance, j'ai quand même acheté à la FNAC ( la FNAC, tu le crois, toi dans les armazens du chiado) un disque de Sergio ao vivo, la compil de José Afonso qu'on avait en disques vinyl et Tabacaria pour l'offrir à Cécilia. D'aucuns diront qu'en 22 ans, je n'ai pas beaucoup évolué. C'est la "bela adormecida", ta culture portugaise ! Tanto faz. Quando a gente gosta. En tout cas merci Sergio, merci Octavio.)





PENITÊN
CIA.

Foi um tempo de imensa culpa de ter vivido ao lado de Lucias Teixeiras sem nem sequer suspeitar que tinham lingua, historia e cultura. Começaram entao anos de penitência : resolvi aprender a lingua portuguesa com uma Brasileira que morava do lado de Montparnasse.
Ja nao sei se foi por penitência ou para agradar ao meu amante.
Talvez fosse por amor que descobri a cultura portuguesa. Os principios sendo dificeis, tomei uma decisao :
deixar o meu trabalho estupido num escritorio
( jornalista) e ir para Portugal apr
ender a lingua de Fernando Pessoa. Na época, ja podia dizer a lingua de Pessoa e Lobo Antunes, cujo Cus de Judas acabava de sair numa traduçao francesa (AM Métaillé) e que me oferecia uma série de imagens que cabiam bem com as lembranças do meu amor ja acabado : imagens de soldados bêbedos num bar de Mafra onde ele me tinha levado para comer um bife que sobrenadava numa quantia incrivel de molho de manteiga, imagens de Lisboa à noite, nos bares, na Marginal a escutar historias de mercenarios portugueses contratados por via de tracts publicitarios para combater em Angola e que voltavam meses depois totalmente malucos.
Totalmente maluco era tambem esse tipo de alc
unha "Le Fou"( en français dans le texte) que trabalhava numa oficina de mecânica automovel e que morava com os seus pais num prédio de luxo mal acabado tipo nouveaux riches com ouro de todos os lados, num suburbio da cidade. Lembro-me dele mostrando com imenso orgulho as fotografias do seu serviço militar que tinha feito nos paraquedistas.
E ainda a imagem desse homem que trabalhava numa agencia de publicidade, que tinha em cima da sua mesa um prato que continh
a a sua propria sepultura e que dizia ter voltado " morto" de Moçambique.

E OUTRAS HISTORIAS...





Mas, na hora da partida, preferi esquecer essas imagens de pesadelo. Preferi partir com uma lembrança que me aperecia como um bom presagio: o encontro, em Orléans, de Ricardo Reis em carne e osso, num tal Jean Louis Langlois que, provavelmente até hoje, ignora ser o que é mas que pronunciava com uma exactidao as palavras do heteronimo : "Moins tu désires, plus tu es libre." dizia esse campeao do "mol abandon à l'heure fugitive".
Ao fim de contas, nao se sabe bem se nao tent
ei escapar a depressao, fugindo para Portugal. O que é certo é que me inscrivi logo na Faculdade de Letras de Lisboa ( em que existe um departamento de lingua e cultura portuguesa para estrangeiros).
Estrangeiros, encontrei muitos : Ola Josine ! Ola Sourou ! Ola Christine K ! Ola Maximo ! Ola Shu Pei ! Ola Mamadou Mané !
Havia la estrangeiros vindos do mundo inteiro para conhecer melhor a cultura portuguesa. Havia quem tinha chegado la por amor, por acaso, por casamento, para fugir ou mais seriamente por motivos universitarios ou profissionais.
Lingua e cultura tambem havia ( Obrigada JM Magalhaes! , Obrigada Cleonice !..)

Desses tempos em Portugal, lembro muito bem da Sombra de Fernando Pessoa. Na altura nao tinha ele ainda uma estatua no
Chiado e o Martinho da Arcada nao tinha essa configuraçao.




Fui viver numa casa em Sao Joao de Estoril que pertencia a uma Dona Riqueta, com estudantes estrangeiros. Fiquei ignorante da celebridade da dona de casa até que um dia a mulher a dias me explicou que o armario em que o professor Graham da Cambridge school punha os seus resultados de cricket tinha pertencido a ELE . Como ? A Menina nao sabe. A senhora dona Riqueta é mesmo irma dELE, meia, mas irma ainda mais.
Na minha memoria, ha tambem uma cama d
e casal em que ELE dormiu mas talvez seja invençao pura.
Ha acontecimentos
na vida me fazem pensar que a gente esta mesmo no bom caminho, isto é, o da cultura portuguesa.
Um outro dia, , na Linha verde, dei-me com um dos vario heteronimos que o poeta deixou a deambular na cidade ( muitas vezes ao chegar o JMM de chapeu, oculos e gabardina...)
Era uma homem novo, de oculos e ja meio careca. Olhou-me longamente com sorriso, entregou-me um papel e saiu depressa do autocarro. Li com dificuldade :
Realizar o amor é desiludir-se Quando nao é desiludir-se é acostumar-se Acostumar-se é morrer. Por mim so amei na minha vida e amo a um estrangeiro de quem nao vi mais d
o que o perfil, a um cair de tarde quando estavamos numa multidao...

e vinha assinado : Fernando Pessoa.

Uma outra coisa que me fez muito impressao durante a minha estadia em Portugal foi o que eu chamava na altura o mistério " nos, portugueses, somos". Era o meu assunto preferido quando, na Faculdade, tinhamos de entregar um trabalho escrito livre. Começava assim : "O que me admira mais em Portugal é essa maneira que têm os Portugueses de usar o deictico "nos". Nao digo que nao existem Franceses que usam
o "nous" mais em Portugal é generalizado."
Os estrangeiros nunca poderiam compreender os Portugueses porque eles " nos" eram pessoas muito especiais etc, etc, e vinha irremediavelmente essa historia de saudade que tambem nos nao podiamos perceber por ser tambem uma coisa muito especial. Achei muito interessante esse "ser" portugues" e passei quase dois anos a procura dele. Nao vi passar o tempo, mas chega um dia em que se ha de voltar a realidade , que se chama França. E voltei.



Mas nao acabou assim a minha descoberta de Portugal. Voltava com muitas coisas na mala e nao so Atum Bom Petisco mas tambem flan Chino, cha lungo, chouriço caseiro e broa de milho. Havia la versos de Alexandre O' Neill ( um adeus portugues), Ruy Belo( esplendor na relva), Ruy Cinatti ( eu comi uma inglesa) et Herberto Helder (" amo devagar os amigos que sao tristes...") Havia tambem versos de poetas brasileiros , os de Joao Cabral, os de Manuel Bandeira (" Recife bom de meu avô", "boi morto, boi morto..."
e ainda um Fernando Pessoa de papel à fabriquer soi-même, ( Qui n'a jamais été construit, d'ailleurs),cadernos pretos da papelaria Fernandes( qui existent toujours en 20
06 pour tuer la saudade qui en a bien besoin),pedacinhos de azulejos, pacotes de portugês suave, SG, Definitivos, provisorios, Santa Maria, Kentucky, que eu levava so para as olhar que nunca consegui fumar, janelas de Amadeo de Souza Cardoso e Miqués de Paula Rego (que vai ter um museu em Cascais, disse o Diario de noticias), um pequeno ex-voto roubado por Luis à tia
( O que tera acontecido a
ele, que fugiu da tropa para ir ter com o seu amor, la na alemanha?) e um de Santa Rita encontrado em Evora, postais da Feira da Ladra entre os quais o delicioso"saudade dos olhos negros", mandado por Yvette-gentil lutin nantais a sua "correspondante"portuguesa.Havia, pois, muito mais coisas mas fazer o inventario hoje é começar com certeza um romance.( que alias e infelizmente nunca começei)



E com essas malas todas que cheguei a Bretanha com a decisao de as abrir o mais depressa possivel. O que eu fiz. Na Universidade de Rennes. Descobri uma outra face da cultura portuguesa, a de Viagens na minha terra, de Frei Luis de Sousa ( drama ou tragédia ?) que continuou no ano seguinte em Paris pela questao " Peregrinaçao, romance de aventura ?"( Estava mesmo a exagerar naquela altura, pois em Rennes e em Paris tambem tive bons professores como o Gilberto ( Mendonça Teles) ou a Leila (Peyrone Moisés) )

Vou andando, nao me canso apesar das questoes chatas e da saudade que eu tenho da outra cultura que conheci em Portugal, a viva. ( Le Havre 1991)

(E verdade 22 anos depois, voltamos sempre, um ano inteiro em 94-95, e depois, ano sim, ano nao, como "quase emigrantes" que nos tornamos a ser. Com os nossos filhos que tem nomes portugueses e a nossa maneira de falar português com sotaque francês, ja sentimos desprezo no olhar de alguns. E interessante... E quando a gente explica, que nao, nao somos portugueses, ainda pior, somos uns que nao conseguem assumir a sua portugalidade.
Tanto vez, se ja consegui ser filha de emigrante português, um dia é certo, encontrarei o famoso "ser português"( porque a saudade, amigos, ja senti mesmo com o melhor optimismo...) e se calhar, Senhor Chico do Comboio, serei PORTUGUESA. Rochefort 2006)

19 août 2006

DU NOUVEAU SOUS LE SOLEIL DE LISBONNE

A ilha dos Amores



Si vous passez par Lisbonne, allez découvrir le travail de Joana Vasconcelos , au Musée de l'électricité ( central Tejo) avenida de Brasilia.
C'est jusqu'à la mi-septembre. Manoel, Cecilia et moi, nous avons beaucoup aimé . Il s'agit de statues de jardin très kitsch, certaines sont même des lampadaires. Elles sont peintes à la manière des mako-moulages et emballées dans un travail trèsminutieux de crochet. Les 5 nymphes sont reliées entre elle et à l'autre bout de la pièce, Bacchus, dans le même appareil les épie( on peut voir aussi son travail au Centre culturel de Belem dans la présentation de la collection Helga de Alvear : là, il s'agit de chiens en céramique, de ceux qu'on met à l'entrée de certaines maisons).

galeria 111.pt

A part ça , Central Tejo est un endroit magnifique. En 94-95, nous y allions prendre le petit déjeuner, le dimanche matin. Il y avait un petit bar et une dame qui faisait du pain perdu. Manoel qui avait deux ans et était tout maigrichon en raffolait. Mange du pain perdu, petit, mange du pain perdu. Après on prenait un bateau pour aller à Trafaria, de l'autre côté.

08 juillet 2006

MILLE ET UN LIEUX


Quand il fait 38° à Lisbonne, il faut trouver des endroits propices à la survie des touristes. Il y a les jardins publics, les jardins botaniques, les musées climatisés, les cacilheiros qui vont et viennent sur le Tage toujours venté et il y a ... depuis le temps que j'en entendais parler,
il y a : A mae d'agua, un des réservoirs d'eau qu'amène l'aqueduc des Aguas livres à la ville de Lisbonne. Fraîcheur et silence, un lieu magique et sur la terrasse un panorama inédit de la ville qui complète ceux de Penha de França , de Graça, Sao Vicente de Fora ( Un mauvais point à celui du Castelo qui est maintenant payant et pour lequel il faut faire une queue des mille diables, sauf si on est de Lisbonne, je rêve, on se croirait à la cathédrale de Kutna Hora avec un tarif local et un tarif étranger. nous n'irons plus au Castelo...)
























La quinta das queimadas à Nordeste, île de sao miguel, un des plus beaux endroits du monde. De là-haut, on voit que la terre est ronde. Nous y sommes allées plusieurs fois passer le week-end quand nous habitions Ponta Delgada. Ca nous changeait de la rue Melo Abreu et sa circulation. C'est de là que nous sommes partis vers la plage de lombo gordo. La maison appartenait à Amanda. La dernière fois, elle faisait des fromages de chèvre.
Qu'est-elle devenue ?







Si vous allez en Sicile, rendez visite à Antonio Presti, à l'hôtel Atelier Sulmare , à Castel di Tusa près de Messine. C'est Sandra qui nous en a parlé. Antonio Presti a confié à des artistes les chambres de son hôtel. On peut simplement visiter les chambres le matin, après 11heures, si on ne peut pas se payer la nuit car c'est un peu cher ( mais pas plus qu'un hôtel sans intérêt). Nous y avons passé une nuit dans la chambre créée par Renato Curcio, c'est inoubliable.
http://www. ateliersulmare.it





Bretagne, il y a mille et un lieux, je choisis Gwin Zegal la première fois que j'y suis allée il y avait Sara, Mostef, Hamou, Rym, Heinrich, Michelle, Catarina et Alexander. Hello you all !

Les Aubrais, les Aubrais, les voyageurs pour Orléans changent de train. Chez Françoise, on entend les trains, surtout la nuit. A Aytré aussi, on entendait les trains, ils passaient au ras de la maison comme dans le film "trop belle pour toi".



Torre de Moncorvo. La Tour de mon corbeau, du mont corbeau. C'est là qu'est notre maison, la maison de la montagne, la casa da serra, évidemment c'est pas notre maison mais on joue à on dirait que c'est notre maison. C'est le plus bel endroit du monde même quand il fait 35 ° à l'ombre, il y fait toujours frais, près de la fontaine où les enfants font flotter les barques en liège à voile de feuille de chataignier ou de néflier. Et le chant des grenouilles, et le petit déjeuner monté par la Senhora dans un panier... J'ai dans le bas du dos une cicatrice d'une blessure que je me suis faite dans la maison en m'asseyant à côté du fauteuil.


Rochefort, ses demoiselles, sa place Colbert telle que vous ne la verrez plus, elle est toute blanche, elle est toute belle, toute refaite par quelqu'un qui ne les aime pas les demoiselles. J'aurais préféré des chaises de jardin en fer forgé avec des couleurs vives à ces meubles en bois exotique très "magazines de décoration".


Aytré-plage années 70, sa plage, sa vase, son varech, sa voie ferrée, ses odeurs ( oeillet maritime, guano, décharge...) , le portique, le catalpa, les lavagnons, la pêche aux crevettes dans les parc à huitres, "vous êtes en sens interdit", les voisins d'en face, dédé le beau gosse, sa grand-mère, ses cabinets, le bodensee...





Non, ce n'est pas le chalet du Docteur Jivago comme disait Valou mais l'hôtel que les collègues tchèques de Xavier nous avaient conseillé. C'est près de Liberec, République tchèque, c'est Samalova chata ( prononcer chamalova RRata)

C'est la Faja do Calhau. On l'atteint soit par Faial da Terra, soit par Agua Retorta, il faut marcher un bon moment sur les galets qui roulent. Ile de Sao Miguel Açores. La première fois, avec Juliane, Valou, un mélange de peur et d'émerveillement. Où allions nous arriver ? et puis cette maison avec son araucaria devant, le chevreau dans les bras de Cécilia...La deuxième fois avec Lucien Blanchard.