08 avril 2009

Shô


Il y a forcément des jours où on n'a rien à raconter, où il ne s'est rien passé.   Pas hier, pas aujourd'hui. Peut être demain. Non demain, c'est la fin de l'exposition de Niort. 

Je commence mes journées en buvant un café, en lisant le journal et depuis quelque temps ma liste de blogs favoris. C'est un peu comme ouvrir la boîte aux lettres qui, pour sa part, n'accueille plus que les factures, les relevés bancaires ou les amendes pour excès de vitesse ( on aura tout vu moi qui respecte scrupuleusement les limitations , je ne sais pas ce qui m'a pris entre Niort et Mauzé sur le Mignon ?)
 L'autre boîte, la virtuelle  est souvent vide si on excepte Télérama et SNCF point com qui me propose des escapades à Bruxelles ou à Londres pour trois francs six sous. ( Et puis  c'est vrai et heureusement, heureusement les messages des laveuses et des rêveuses  ( et quelques laveurs et quelques rêveurs)
 Aujourd'hui, par exemple, en lisant le blog d'Agnès, je découvre une poétesse japonaise  Yosano Akiko de son vrai nom Hô Shô  ( une lointaine parente de coeur) et une forme poétique, plus ancienne que le haïku :  le tanka.  ( 31 syllabes sur 5 lignes)  et j'ai envie d'en savoir plus. Je vais commander  le livre de Claire Dodane ( Pof).


En anglais 

You walk the boulevards of Paris
You are outside of me
But I am not outside of you 
Outside of you 
the very world does not exist

My husband traveler
Are you sleeping now in France
If a bird of paradise 
come into your  dreams
it's me


en français

lorsque de nos pas
nous traversons toi et moi
ce pont de Loire
souffle des flots une brise
dans le doux parfum des trembles

mardi c'est nature morte, eh bien aujourd'hui c'est tanka. Voilà. 


3 commentaires:

Agnès a dit…

Tres contente d'avoir essaime cette recente decouverte!

christine a dit…

J'ai vraiment adoré cette histoire et cette femme. Enfin ce que j'en ai entrevu grâce à toi. Voilà un des plaisirs de la vie. Et on sait qu'on aura jamais assez de la nôtre pour les épuiser, ces plaisirs.

xavier a dit…

avant de partir à hienghène, j'avais tenté un haïku (en me promettant de m'entraîner sur la route):

Envers

Vivre à Canala
De renversantes saisons
dans ta maison rouge